Biographie: parcours détaillé
Gabriel Ringlet est né à Pair-Clavier, dans le Condroz liégeois (Belgique), le 16 avril 1944..

Professeur émérite à l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve), il y a présidé le Département de communication et dirigé la section de journalisme. Après avoir été vice-recteur aux Affaires étudiantes de 1988 à 2001, il est devenu le prorecteur chargé des Affaires régionales, de la culture et de la communication.

Il a fait ses études secondaires au Collège Ste-Croix de Hannut. A l'Université de Liège, il a suivi les cours de langues et littératures orientales tout en poursuivant ses études de théologie au Grand Séminaire. Il a été ordonné prêtre en juin 1970. A l'Université de Louvain, il a étudié la philologie romane, la philosophie, la théologie et la communication. Il est docteur en communication sociale.

Mais qu’on ne s’y trompe pas ! Gabriel Ringlet est aussi un homme de terrain qui a toujours voulu conjuguer démarche intellectuelle et engagement pratique dans une relation de grande proximité avec différents publics.

Théologien, il sera curé de paroisse et aumônier d’hôpital pendant 10 ans.

Spécialiste de l’information locale, il pratiquera durant 20 ans, un journalisme actif dans la presse quotidienne.Et c’est bien cette convergence entre théorie et pratique, au carrefour de plusieurs disciplines, qui fonde l’originalité d’un parcours vraiment atypique. Frontalier et donc attentif à la pluralité des regards, Gabriel Ringlet a publié de nombreux ouvrages qui invitent au dialogue autour de trois questions :

Le dialogue entre mort et communication. Qu’on pense, notamment, à Ces chers disparus, Un peu de mort sur le visage et à Ceci est ton corps. Le souci de rendre à la mort ses lettres de noblesse et d’en parler « tant qu’il fait beau » représente un point central de son écriture et de son engagement.x

 

x

xxx

Le dialogue entre « ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas ». Son Evangile d’un libre penseur reste, à cet égard, un livre de référence qui continue à lui valoir de nombreuses invitations dans tous les milieux soucieux de faire se rencontrer la diversité des convictions.

Le dialogue entre Evangile, actualité et imaginaire. Dialogue à propos duquel il s’est longuement expliqué dans Ma part de gravité et qu’il applique, sous un mode poétique, dans Eloge de la fragilité mais aussi à travers Et je serai pour vous un enfant laboureur.

Son souci d’écriture et sa défense constante de la poésie lui ont valu d’être élu, fin 2008, à l’Académie Royale de langue et de littérature françaises de Belgique, au fauteuil de Roger Foulon.

Longtemps professeur d’une des plus anciennes universités européennes, dans une des plus jeunes villes du monde, où se fréquentent des étudiants en provenance de près de 120 nationalités, Gabriel Ringlet est aussi, au plan académique, le parrain d’Olivier Clément, de Jean-Marie Cavada et d’Amin Maalouf. Des filleuls dont il est très fier… et qui portent haut les trois lieux qui lui tiennent tant à cœur : la théologie, la communication et la littérature.

Dans le même esprit, et pour permettre, une fois encore, à la démarche intellectuelle de rencontrer le témoignage vécu, il anime, avec une équipe, le Prieuré de Malèves-Ste-Marie, près de Louvain-la-Neuve, où il reçoit régulièrement des artistes, des écrivains, des comédiens, des cinéastes… de toutes convictions qui ont plaisir à conjuguer engagement professionnel et spirituel.

Mais l’obsession de Gabriel Ringlet, le fil rouge qui relie ses publications comme ses engagements tient en une question : comment faire entendre la Parole biblique dans toute l’ampleur de son actualité ? Comment la redire dans un langage « non codé », à la portée du plus grand nombre ? Bref, comment « vulgariser » les grands enjeux spirituels contemporains, en s’éloignant des mots convenus de la seule tribu ?

 

 

 

 

 
Bibliographie